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Topographie de Bourguignon

Ce deuxième petit fascicule de quelques pages fut écrit et publié en 1954 par Mr Eugène Parent. Il témoigne des connaissances et de la culture de l’époque. Mr Parent était ingénieur IAF ;( Le sigle » IAF » signifie Ingénieur agricole Français) , mais n’exerçait pas et vivait de ses rentes. On voit à travers cette publication, son vocabulaire, ses tournures de phrase,  que la culture générale  d’un ingénieur était très étendue et incluait le latin et bien d’autres disciplines non techniques .  Mr Parent était également membre du club de spéléologie de Haute Saône.

Topographie de BOURGUIGNON

par E Parent

Ingénieur IAF

1954

TABLE DES MATIÈRES

CHAPITRE  I         Bourguignon, les origines.

CHAPITRE  II        Le traité de l’an 500 nous cédant à la France. Christianisme. Lieux de culte, etc.

CHAPITRE  III      Les cimetières différents au cours des âges.

CHAPITRE  IV     Industries, travaux et familles avec leurs noms propres.

CHAPITRE  V      Les Forges dites, de Neufchatel,puis Royal ; jusqu’à nos jours.

CHAPITRE  VI     Différents batiments.et Institutions.

CHAPITRE  VII   Topographie de Bourguignon

I

Bourguignon existait entant qu’agglomération habitée depuis la plus haute antiquité, témoin les soubassements des mardelles ou huttes gauloises au nombre de cinq dont on voit encore les traces au sommet d’Arrue et de Warembourg qui signifie en celtique  « Lieu fortifié dans une prairie au milieu des bois », avec les restes du château gaulois du « Rond Chatelard ou Rond Chatelav »  à proximité, et une cave celtique aux « Belles Bêtes Vigne du Croz », plus  tard, une somptueuse Villa gallo romaine d’où furent extraits mosaïque, vases sigillés « tête de faunes »; pater manubriata (quatre Inscriptions) en bronze coulé et tourné avec nom du fondeur Rigisinci s’établit  au centre d’Arrue où la terre propice à la fabrication des Tegulae et des amphores permit à de nombreux potiers et tuiliers de séjourner en ces lieux: le nom de  Chaud-fourg en est la preuve.

Mais de plus vieux vestiges encore; sur lesquels nous ne nous approfondirons pas en ces pages , remontant à la fin du tertiaire et  au début du quaternaire se voient encore au bord du Doubs au pied de la montagne du Dérable, au lieudit Les Chenevières, devant le cimetière des Carelles et du Camp romain du Millery (où plusieurs pièces d’Antonin le Pieux furent retrouvées) ;  des ossements de rennes, des  défenses de mammouth taillées en pilons à broyer, molaire énorme dudit animal, des traces épaisses de foyer  dans les sablières de la famille Voulot  au pied du Chatelet dont la « station » , fut décrite il y a cinquante ans par ‘M. Strube, de Montbéliard  en sont le témoignage.

II

Mais  arrivons aux époques historiques plus familières et communes aux connaissances de chacun. La plus vieille pièce écrite mentionnant  notre paroisse est  le  traité historique par lequel  Gondebaud, roi des Bourguignons, céda à Clovis, roi des Francs l’EIsgau et  le village de Bourguignon  en l’an 500  de notre ère.

Nos foyers de religion les plus proches furent Vesontio, Luxeuil, Agaune. La légion thébaine martyrisée et décimée chez  nos voisins d’Helvétie en raison de sa religion  ensemença  également  en chrétiens nos régions. Les Hippolyte, Laurent,  Thiébaud furent  et  sont des saints vénérés de nos paroisses et  la relique du doigt de Sainte Anne existant dans notre église (2.) auparavant  chapelle seigneuriale, venait de ladite légion dont un des chefs  fut  à  l’origine de la famille de Neuchatel-Bourgogne d’où nous dépendions.  Bourguignon  en effet,  faisait  partie de la prévôté  de Mathay  « L’oote »  par abréviation du Iatin «potestas on praepositura »  et dans le moyen-âge Poteria; était le ressort d’une juridiction seigneuriale et judiciaire qui appartenait dans le VIème siècle à  Garnier, Maire du Palais, lequel en fit don à l’abbaye de Baume-les-nones, dont  les Neufchatel  ou  neuf Thiébaud  furent seigneurs de père en fils,  en étaient les défenseurs; à noter que ces lois étaient des plus douces, d’où le proverbe: « Il fait bon vivre sous la crosse des abbesses de Baume » se perpétua dans nos  régions. Pour les  offices avec les paroisses  environnantes, nous allions à la chapelle mère de « Notre-Dame de Chaté », connue de  tous par le pieux édicule  réédifié  ces années ci  par notre ancien Doyen de Pont-de-Roide et  la générosité publique. Pour abriter la vénérable  représentation  de notre sauveur et de sa divine mère (vierge de pitié). Sa position dans un lieu d’incommode et  difficile abord et à l’extrémité de la paroisse  semble annoncer que sa destination primitive  aurait été plus pour la commodité des habitants du château  que pour celle des populations voisines. D’après Messire Pelletier, curé  de Mandeure, les Bourguignons,  quoique chrétiens, auraient  été  entachés d’arianisme, avaient néanmoins rétabli notre culte sur un ancien autel et passé plusieurs fois des faux  dieux au vrai Dieu  suivant leurs chefs successifs. Quoi qu’il en soit, l’église de Chaté n’est mentionnée dans les titres pour la première fois que dans une charte de l’Archevêque de Besançon, Hugues I. du 1er novembre 1040.

Des  bulles des papes lnnocent II , Célestin  Il, l’une et l’autre de 1143,  la rappellent  sous le nom d’Eglise Sainte Marie dans le château. Cette église, l’une des plus anciennes du diocèse fut  consacrée primitivement  on ne sait quand  ni par qui  et pour la deuxième fois,  la veille des calendes d’Octobre par le pape Léon IX  sous le vocable de la  « Nativité de la Sainte Vierge ».

De là cette fête a pris et conservé  jusqu’à nos jours le surnom de Chaté. D’après la tradition et les lieux  cadastraux de notre commune de Bourguignon, des moines auraient été  les premiers desservants de cette antique église. La paroisse de Chaté  demeura restreinte au bourg de Neufchatel et  aux villages des  Ortières, Combe d’Hians, Vermondans, Pont-de-Roide, Bourguignon, Autechaux et Ecurcey.

Pour ce qui nous intéresse. Nos ancêtres allèrent en ce lieu du culte jusqu’ aux premières années du XVIIème siècle, époque à laquelle les habitants de Bourguignon construisirent à leurs frais une chapelle. Mlles Bannelier   eurent la  générosité  de donner des revenus suffisants pour l’entretien d’un chapelain. Elle fut consacrée  avec le petit cimetière qui l’entourait le 16 octobre 1632  par Monseigneur Philippe de Patornay évêque d’Anderville , suffragant du Métropolitain de Besançon (3). Les noms des prêtres Qui l’ont desservie sont parvenus  jusqu’a  nous; ce sont: MM. Bougenet, 1691. Teubet, 1711, de Fays, en Suisse, homme d’un mérite éminent, savant  théologien, dont  les parents et descendants  existent toujours en ce village.  Monnot 1714; de Montgenet 1721 ;Breuillin 1731; Pelletier 1742; Buliard 1745; Genevois 1752; Briot 1754: Jeannin .1772; Comte 1778; Prieur 1803; Tournoux 1820; Coulet 1830; Vuillemin 1840; Desting 1860; Iteney 1909 ;Gissinger 1936; Munnier 1954.

Pour en finir avec Chaté, disons que son antique église tombait de vétusté quand Monseigneur l’Archevêque de Besançon autorisa en 1746, le 7 décembre, la translation de l’édifice et du titre paroissial du culte dans une autre localité.  Neufchâtel et Bourguignon se disputaient l’avantage de le posséder,  mais Pont-de-Roide, plus central  l’emporta, bien  que Bourguignon fut de beaucoup, le village le plus important.

En 1776, les réparations faites à la chapelle de Bourguignon, après  la mort de Mr  Bullard, par ses héritiers se montaient à la somme de huit cent  neuf  livres.

III

Un mot maintenant sur le lieu de repos de nos ancêtres  bourguignonnais. Les plus anciennes traces de tombes sont des tumulus de l’âge de bronze. Couvrant nos collines du Varoille de Sous-Combeton (Combetonnante, du latin tono; absolutif Tonnans = Jupiter) et surtout du Dérable coté Mandeure  et, enfin au pied du Rond-Chatelot  coté Vauguille.

Un druide et une druidesse participaient à ces cérémonies funèbres: Aran et Arie, cette dernière  encore bien connue de nous comme fée bienfaisante. Il était de mode de porter une pierre à ces cairns.  Ainsi se formèrent  la longue de véritables galgal au bord du Rut et du Doubs ou les morts selon la coutume de tous  les peuples guerriers ou chasseurs trouvaient  l’abri des chênes séculaires couverts de gui, ou le bruissement  des eaux était  agréable aux oreilles et ou le poisson et le gibier abondaient  tout en réjouissant  leurs mânes;

Les cimetières historiques ,si  j’ose dire  furent  d’abord celui  entourant la chapelle  Sainte  Anne , attenant à  l’Hôtel  Bannelier, dénommé « La Cour »  de toute  antiquité ; la villa romaine d’Arrue s’appelait en effet déjà « Aulae » (cour du palais) qui donna  Combaule plus tard  . Il fut bénit  le 16 octobre1632  par Monseigneur Philippe de Patorney.  Devenu insuffisant, il fut  complété par un deuxième se trouvant derrière la grangerie Voisard sur un lieu d’inhumation utilisé par les gallo-romains. Ce fut donc  pour la raison du grand nombre d’ossements s’y trouvant  déjà que ce lieu fut choisi  en 1803 .Il fut bénit  le 20 juin par l’abbé Prieur  desservant  ledit  Bourguignon  et par M. Amiotte  curé de Mathay  assisté par M. Besancon,  ancien curé de Dampjoux et avec la permission de M. Lecoz  alors archevêque  à  Besançon. Il y a lieu de signaler  ici  le cimetière  antique qui  se trouvait entre, la forge actuelle de Bourguignon et  l’usine dite du Fourneau, assise sur le confluent de la Rançeuse et du Doubs. Des fouilles datant de 1865 le mirent à jour. Huit squelettes entre autres furent exhumés avec coutelas (sacramax), plaques de baudrier,  bagues, colliers. Un chef  avait été inhumé dans un sépulcre de pierre (sarcophage) la tête appuyée sur la dalle. Certains squelettes étaient de forte
taille, d’autres au contraire très petits, et selon Monsieur Saure, alors ‘Directeur des Forges de Bourguignon, ces .derniers  avaient le crâne fortement  déprimé. Quelques pièces, médailles, collier, torques, etc.,  ont été envoyées à Strasbourg,  d’autres au  musée de Besançon. Nous n’avons pu recueillir qu’un fragment de collier en terre cuite dont les grains en forme de baril sont  couverts d’un bel émail bleu. Un seul a le fond rond cerclé  de lignes vertes reliées par un entrelac  bleu. .

L’enclos de 1632 se trouvant trop petit,  nous vîmes celui ‘de 1803 à son tour ne plus pouvoir contenir ses pauvres trépassés, et vers 1890, l’on en édifia un aux  « Carelles » qui sert encore actuellement.

IV

Maintenant, nous allons dans une nomenclature assez succincte passer  en revue les industries, les travaux des champs, la vie des familles qui hantèrent notre vieux Bourguignon. Deux vieux noms de famille imparfaitement connus qui  laissèrent des traces dans la  toponymie locale sont Waré  et Jonas. Le premier était un riche seigneur qui  en plus de  ses terres de Waré-en-Bourg possédait en  l’an 600 d’immenses  biens à  Faverney, et  son historien Jonas, qui laisse son nom à la Combe-sous-Chambabon du même nom: Combe Jonas; mais  sans garantir absolument  l’authenticité  de ces deux personnages comme propriétaires à Bourguignon, dont de nombreux livres font mention. Nous arrivons aux faits marquants qui nous sont racontés en latin sur le passage de Saint Agile dans notre bonne prévôté de Mathay–Bourguignon, en l’an 839  elle nous fait connaitre aussi quelques lieux du Jura au pays des Varasques.

Elle rapporte que ce pieux personnage  accompagne d’Eutase, tous deux envoyés  par Lothaire vinrent  dans cette contrée convertir â la foi une partie de ses habitants retournés au paganisme et  séduits par les erreurs de Bonose et de Photin . Ces lieux sont Mathay  et Bois; Mathay est  évidemment cette « Urbs Mètensis »  dont  nous parle l’historiographe,  puisque Saint  Agile (4) était venu du monastère de Luxeuil chez  les Varasques et du moment qu’il s’en retournait il s’arrêta chez  Gondoin  son parent  homme célèbre  qui demeurait alors à Moleus dans la Prévôté du Mont Justin  ainsi qu’à Gonvillard (Gondoin ville), assez  près  de Norov l’Archevêque  (Honorisineum), qui était la patrie de Saint Agile. Ils y guérirent un possédé et  renversèrent  une statue du nom de « Meslé »  déesse de l’ivresse personnifiée (5)

Saint Valbert est très Intéressant  pour nous également  car, dans  sa Vie  racontée par Adson, il cite notre village sous  le nom de « Campagnolae »  qui n’était qu’un pauvre hameau à cinq lieues et demi de Montbéliard et  dont la survivance  se retrouve dans notre magnifique « Champagne »  tentante comme emplacement à bâtir sur la grande route nationale de Belfort à Saint Claude, autrefois voie romaine bifurquant  « Au Fourneau »  à l’entrée de Pont-de-Roide pour se rendre en Suisse et aux salines du Jura.

La vigne couvrait  depuis l’époque romaine nos coteaux du Croz et  de Warembourg ; le vin récolté était la réplique exacte du  Volnay actuel, au point  qu’il était impossible à un non prévenu de les  distinguer  l’un  de l’autre. Cette richesse nous fut  enlevée par l’extension des  usines de la vallée du Doubs (Peugeot, Japy)  et  par les maladies cryptogamiques et parasitaires qui s’abattirent sur elle (mildiou, phylloxéra) en 1896.

En 1450,  Thiébaud VIII de Neuchatel accorda  à Thièbaud de Vaivre, écuyer, la permission de vendre plusieurs héritages à Thévenot  de Bourguignon  moyennant  le  cens annuel et  perpétuel de 2 livres de cire. Le même Thévenot obtint encore de faire un treuil (pressoir) pour treuiller ses vendanges  et  d’acquérir 2 faulx de pré et huit  journaux de terre affranchies  de toutes corvées et autres charges. En 1420, Thiêbaud de Neufchatel  et  Agnés de Montbéliard  sa femme  achetèrent  la terre et la seigneurie de Bourguignon, fief  indépendant de Neufchatel  pour mille trois cents écus d’or. En 1447  habitaient  à Bourguignon :Richard, Bannelier, Vuillaume, Girardin, Thiébaud Briot,  Perrin dit « Le Chevalier »,  Jean Rougeot,  Jennetot,  Péquignot, Mathiot,  Vuillemin, Belfis.

Les Bannelliers  « d’argent au sanglier de sable »  seigneur  de   Bourguignon  en montagne et  vassal de Neufchatel  Bourgogne, étaient  connus dès le XIIIème siècle comme faisant partie du patriciat de Besançon ; ils s’éteignirent dans la famille de Guyot  de Maiche au XVIIIème siècle.

Le 6 février 1498  les héritiers de Ferry de Ligneville affranchirent Jean Henriot  de  Bourguignon  (5) en raison des grands services rendus à lui et  à sa mère Isabeau de Blamont durant  les Guerres de Lorraine, il est dit dans la charte que cette famille remontait aux premiers Burgondes  fin du IVème ou début du Vème siècle et était la plus ancienne connue sur ladite paroisse. Un descendant s’illustra autrefois: Joseph Henriot comme Directeur des hôpitaux militaires  puis un autre en 1914, émigré en Algérie donna sa vie au pays sous l’uniforme d’aspirant à la bataille de la Marne.

Etaient  également existant  en 1449, Jean dit « Bourgeois de Neufchatel»; Jean Perrin, grangier  de Matbay ; Jacquot,  abbé de  Vermondans  et Jean Serrurier,  notaire à Neufchatel.

En 1518, nous trouvons dans notre paroisse Guillaume  Bannelier dit  Le Bourguignon  , Richard Mathiot ,  Perrenot,  Bougeot , Jean Henriot dit , « MorIot » ; Jean, fils  de Jeannerot,  Henriot ,Girard Henriot, Jacques Rougeot,  Riçhard  Bellefils .

A ces époques, nous trouvons comme vieux noms  de lieux-dits, (dans des actes sur parchemin)  Es Voinay,  La Combe  da  Voine, les Vernay. les Oïches,  le petit champ de L’aigle entre les Pouillots et les Lavottes, de l’autre côté du Doubs ; Es Foigeret  vigne à Wauvarembourg, qui a dû donner Ies Foigerottes . La famille Henriot acheta sa vigne des Plantes à Claude Grossot  de Mathay, le 16 mai 1658.

Vers 1600,  nous  trouvons François Briot , Jacques Rougeot dit  «Domin », Marguerite Ditry, Pierre Bichon et Pierre Briot comme habitant tous  ladite paroisse de Bourguignon. Egalement Jacques Belfils, Thibaut  Blanchon dit «Fichon » , La même  année,  on nous  parle également du Rond Chatelay , appelé aussi Rond  Chatelard ,ancien ouvrage celtique dominant Arrue,

En 1605, Jean et Jacques Henriot firent un échange de maison, courtil, verger avec le Seigneur Guyot de Maiche, d’où un procès qu’ils gagnèrent  (grâce à  leur acte d’affranchissement  qu’ils durent retrouver à Baume-les-Dames),  avec Valentin  seigneur à Mathay, qui prétendit que cette maison était grevée de 7 sols estevenante d’impôts à cause des « Tantomielle ». Le long du mur de la maison dite « Vieille maison », de 1736 la dernière descendante de la Famille Henriot à Bourguignon, trouva en 1924  une pièce en argent  de Charlemagne

En 1660,  Messire Jacques Berton ,curé d’Ecot  vendit  pour  la somme de quarante francs  à  Pierre Henriot, l’ile dite  « l’ilote », dans  la rivière du Doubs fluant à l’endroit de l’ «étroiture », produisant  2 voitures de foin et chargé de 4 sous tournois de cens au Seigneur.

En 1661 et les années suivantes, la pèche dans la rivière le Doubs, depuis Pont-de-Roide jusqu’aux  iles de Bourguignon, fut amodiée pour 7 francs ;  dès le sentier du Mont Bonnot jusqu’au poirier du Merderez pour la somme de 10 francs.

En 1668, les Grands Bois servirent de retraite aux cerfs. Les Sylvestre, de Bourguignon, très habiles chasseurs,  en tirèrent un. Ils furent condamnés, quoiqu’ils eussent porté le quartier droit au capitaine du Château de  Neufchatel.

Depuis le commencement du  XVIIème siècle,  Noble  François Jules de Malbouhans, originaire de Vesoul et  Seigneur de la Montoillotte s’était  fixé  à Bourguignon par son mariage  avec Françoise Bannelier. Celle-ci  était sœur d’Eve qui épousa Jean Guyot  de Maîche . Jules de Malbouhans eut  pour fils  Marc,  qui devint  Bailly de Neufchatel et  qui mourut en 1637.

En 1735  la pêche dans la rivière du Doubs s’amodiait de la fontaine des Sarrasins jusqu’à vis-à-vis du clocher de Dampjoux et depuis là jusqu’au poirier de  Merderez pour trente francs. Nous voyons que la pêche illustrée par des vases antiques à Mandeure nous montrant  la capture des poissons au feu,  au trident, au filet, n’avait  pas dégénéré. C’est ainsi que le 13 janvier 1781, les Henriot  avec  leur  Curé, Mr Conte, avaient pris au  filet  85 barbeaux et 1 truite qui pouvaient revenir, nous disent-ils, à chacune  une livre, l’une portant l’autre. En 1777. Ils avaient tiré quittance  des viviers de M. de Vêtes (Carpière et Paigre) , pièces d’eau qu’ils tenaient à ferme et ces censes  qui  leur incombaient pour 10 sols par an en cette année là.

En 1721, François Belay fit  un échange  avec Jean La Sauge, et nous savons que Marc  Sylvestre,  Ménégoz,  Marc  Baitoz , Claude François Parrenin  du Russel,  tabellion à  Mathay vivaient  â cette époque sur notre paroisse.

Le 28 mars 1748, le Directeur  de la Forge de Bourguignon, dont nous ferons l’historique à la fin de ce récit était Pouillard et il fit rétablir la grande roue du Fourneau de Neufchatel au Duc de Randan par la communauté de Bourguignon  qui consentit à la coupe d’un chêne dans les bois de Civrac pour  refaire les bras de ladite roue.

En 1755,  Messire Antoine de Montgenet, escuyer, était  résident à  Bourguignon en son hôtel de la  Cour. François Royer était brigadier dans les fermes du Roy et aussi  Alex,  André  Barbette, employé  dans ladite ferme. A la même époque, Guillaume Bulliard était prêtre résident à Bourguignon, (la cure  était alors la coopérative  actuelle). Claude  François la Sauge était échevin dudit  lieu. Messagier, notaire royal  pour Bourguignon,  résident  à Mathay. Mr de Jasnay était propriétaire de la Chapelle  Sainte  Anne.

On trouvait  encore des Claude François  Sylvestre et des Nappel venant de Maîche. Mr Alexis Ignace  Gallet, de Recologne (ancêtre du colonel constructeur du Lomont,  fort édifié après nos revers de 1870). était fondé de pouvoirs de Monseigneur le Duc de Randan, Seigneur de Neufchatel , en 1765

En 1731,  les fortes crues de cette année là avaient causé des déprédations  assez  considérables à l’écluse de Bourguignon. Une ile dont  nous venons de parler  qui était au dessous et  peu éloignée  de cette écluse avait  été entraînée. Le seigneur paya au censitaire de cet ilot  une indemnité de 50 livres et le déchargea de tout cens à l’avenir.

En 1740 et 1742, le flottage à  bûche perdue, sur le Doubs occasionna de nouvelles brèches à la même écluse, Les officiers de Neufchatel contraignirent les propriétaires du bois à payer un dédommagement  pour les réparations et le flottage ne fut permis qu’en train et radeau. Pendant que nous sommes sur la question des eaux du Doubs, rappelons qu’en temps de sécheresse à cette époque,  les gens de Goux  étaient  autorisés de mener boire leur bétail près de Bourguignon, ces lieux dits s’appelaient des « grillotes » ils avaient acheté ce droit par écus sonnants et trébuchant. Les jeunes filles  avant de descendre la côte, s’arrêtaient  pour danser.  A leur retour elles se délassaient en prenant  le même divertissement. (8)

 

En 1801,  l’année  se termine par une grande tombée de neige et de pluie. Les habitants de Bourguignon  furent presque submergés. Jamais de mémoire d’homme, ils ne virent le Doubs si fort et de pareilles inondations.  Les Henriot relatent dans leur  « livre de raison » qu’il entra par la porte de la cuverie (encore existante) , qu’ils menèrent leur barque (faite de planches de sapin achetées à Nicolas Jobard le 21avril 1780, deux livres cinq la  pièce; (elles mesuraient vingt pieds), avec l’aide du menuisier Pierre Joseph Bonnot qui leur demanda 2 livres 10 sols la journée), devant leur porte le long  du chemin qui va aux  Chenevières, celui-ci  étant recouvert  par l’eau qui était tout près d’entrer chez eux et qui avait tout renversé dans leur cave.

En 1712, le sieur Demongenet, écuyer à Bourguignon, acensa  la ferme de Montpourron , contenant 30 journaux par sol et des prés pour récolter  8 voitures de foin à Pierre Ignace Herard  des Ortières, au rendage annuel de 84 livres. En plus de cette ferme située sur la montagne, Bourguignon possédait à cette époque un battoir à eau Installé sur le Rut  qui  faisait mouvoir  une énorme roue en bois; ledit ruisseau prend sa source à la Maillère,  sur le territoire de la ferme précitée,  sort d’un pré pâturage, rentre dans le roc, en ressort  dans une cuve plusieurs fois millénaires taillée dans le calcaire, fait un saut de 18 mètres très spectaculaire, coule dans un vallon champêtre idyllique dite de Warembourg  en nourrissant de nombreuses écrevisses et truites pour  faire mouvoir actuellement à « la  mécanique », une turbine Francis de quatre chevaux, donnant force et lumière au propriétaire actuel. Une grotte peu connue et pouvant être intéressante à fouiller s’ouvre non loin de là en produisant de l’epsomite (beurre des cavernes), matière très utile pour la thérapeutique  chirurgicale.

Il y eut  comme autres industries, de nombreuses tanneries dont on voit encore les murs et l’emplacement des fosses près de la maison Henriot. Les tuileries se succédèrent comme je l’ai dit plus haut durant, vingt siècles, jusqu’à  l’époque actuelle. De nombreuses  maisons  sont encore couvertes par les tuiles de la tuilerie de notre village. Il ne reste plus que quelques laves de pierre couvrant  les pans de toiture d’annexes de notre cure  qui a succédé à l’Hôtel  des Bannelier, jolie maison seigneuriale du XVIème siècle où se lit cette inscription  au-dessus d’une porte donnant accès à une  tour carrée servant d’abri à l’ escalier (de pierre)  à vis :

«  Dieu te soit en aide Z. Bannelier »

« Et la Vierge Marie  aussi. Amen ».

« Fait  l’an 1526 »

 

Les caractères sont en minuscules gothiques.  A noter que la salle d’honneur avec sa magnifique cheminée à hotte, son plafond à poutrage apparent, ses boiseries  murales en chêne sculpté a grand air.

Un profond  souterrain partait  des caves et de la géhenne pour se rendre vers Pont-de-Roide, et un autre vers Warembourg  en se rendant vers le Lomont  connu pour ses mines d’étain exploitées autrefois pendant plus de soixante ans par les Seigneurs  de Neufchatel-Bourgogne.

Nous rencontrons en face de la gare édifiée en 1885,  les Forges de  Bourguignon dont  nous allons faire l’historique.

V

En 1684,  le Comte de Poitiers, Seigneur de Neufchatel obtint  des lettres patentes pour construire une forge et un fourneau dans sa terre de  Neufchatel. Tel est l’origine des forges dites de Neufchatel  et ensuite de Bourguignon parce qu’elles sont situées sur le territoire de cette commune. En 1728, on fit à la forge de Bourguignon de nouvelles constructions  qui furent  dirigées par M. Boy de Besançon et  coutèrent 38000 francs.  Il avait fallu pour les entreprendre, une autorisation  du Conseil d’Etat qui permit en même temps au Seigneur de Neufchatel de transporter et de vendre ses fers en Suisse. L’évêque de Bâle permit en 1741 au seigneur  de Neufchatel de faire fouiller et laver les minerais sur les territoires de Chenevay, Raucour, Grand Fontaine et lieux circonvoisins avec défense à tous, tant en général qu’en particulier d’y apporter aucun empêchement. Néanmoins,  les habitants de Raucour maltraitaient les mineurs pendant  la nuit. Ils enlevaient  les cuveaux remplis de minerai et comblaient en partie les puits ouverts pour l’extraction. Une nouvelle défense leur  fut faite de s’opposer au  travail des mineurs puisque les propriétaires étaient dédommagés.

En 1728 on rajouta un martinet et d’autres constructions qui coûtèrent 38000 livres et en 1738,  cette usine s’était accrue d’une affinerie et d’une  chaufferie. Elle était alimentée  par les minerais provenant de Vy,  Chevenay, Grand Fontaine. Raucour, Sainte Marie, Lougres, Sainte Suzanne et Médière. Le gouvernement français favorisa l’industrie naissante des fers et déclara exempts de tous droits à leur sortie de France ceux qui étaient  fabriqués â Bourguignon. En 1750 la livre de fer valait quinze centimes.

Cette forge fût vendue comme bien  national à  cause de l’émigration de M.de Durfort-Civrac et achetée par Mr Rochet  le 22 brumaire an VIII (13 octobre 1799) puis elle devint la propriété de la  Société Saglio-Humann et  le 23 septembre 1807 et enfin, en 1825 celle de la Compagnie des Forges d’Audincourt. Actuellement, elle est la propriété de la Maison Peugeot  Frères. Les deux derniers propriétaires ont fait de l’usine de Bourguignon l’un des plus beaux établissements  métallurgique  de France. On y admire les cinq corps de bâtiments de fabrication d’un seul tenant et parallèlement  dirigée du midi au nord sur un beau cours d’eau. Le marteau pilon, les deux fours a réverbère. etc …

Cette forge occupait  alors en 1840 cent trente-deux ouvriers, elle consommait  annuellement  2911200kg  de fonte de première fusion, 960.000 hl de charbon de terre et 143.400 de charbon de bois. Elle produisait  400.000 kg de fer marchand, 1.0076.400 de fer pour tôles et 1.500.000kg  de tôles. Les produits de cette usine étaient placés en 1858,  pour  les dix douzièmes en France et le reste en Allemagne.

 

En 1950, l’usine est refaite et on la dote d’une importante station électrique comportant  3 alternateurs de 300kw chacun. On ne cesse de l’adapter aux besoins des fabrications nouvelles, car  si la production mensuelle est  de 500 à 600 tonnes,  on peut dire que l’inoxydable entre, pour les trois quarts dans cette production. Or  cette matière dans laquelle la maison est spécialisée, demande des soins particuliers. Nous visitons le gazogène à chargement  automatique et  à la surveillance duquel un seul homme suffit. Nous voyons le four dans lequel les lingots sont avancés  par un poussoir â crémaillère jusqu’à l’autre bout  où ils sont pris presque blanc  pour être amincis entre de gros cylindres (valeur: 750;000 francs pièce).

Le travail de ces bommes engageant  la bande chaude dans les laminoirs, la guidant, la saisissant de volée, pour être engagée ailleurs, se faufilant  dans les volutes de la bande gigantesque serpent rouge ondulant sur le carreau est toujours impressionnant.

Et, lorsqu’à  la dernière passe, l’ouvrier  la prend, la croche à l’enrouleur qui  se met à tourner, entrainant malgré lui le monstre qui tout à l’heure semblait vouloir happer les humains; quand, toujours rigide, bien que son éclat se ternisse, il veut résister  jusqu’au dernier mètre et qu’il est enfin vaincu, que maintenant l’ouvrier le sort docile de l’enrouleur pour le ranger sur une pile, on sent vraiment la suprématie de l’homme sur la matière. Nous voyons ensuite la dernière nouveauté, le laminoir planétaire Sendzimir.  Celui-ci est constitué par deux cylindres de 18cm de diamètre et de 20 de longueur  autour de chacun desquels roulent  24 petits cylindres de 4cm de diamètre. Pendant le travail ces cylindres planétaires n’entraînent pas la bande comme dans  le laminoir ordinaire. Ils tournent  au contraire dans le sens  opposé à l’amenage mais la synchronisation est si parfaite entre chaque petit cylindre qui frappe exactement  lorsqu’un cylindre du planétaire  opposé reçoit le choc, qu’il se produit un martèlement de la bande et qu’on est tout surpris de voir une bande de 23mm d’épaisseur sortir en une seule passe à 2mm et ce à la vitesse de 1 mètre minute. Ce travail étonnant,  inimaginable nécessite un four spécial composé de cinq éléments chauffés au gaz propane. La  température ayant  une importance capitale  est réglée et contrôlée au moyen du pyromètre fixe  à main. La bande d’inox arrive en barre de 11m  de long  et pèse 250kg. On a pensé qu’on pouvait faire mieux,  aussi soude-t-on électriquement  trois bandes bout  à  bout, ce qui  donne des barres de 750 kg, mais comme nous l’avons relaté, la manipulation se fait sans effort. La visite du décapage nous a montré également quelque chose de nouveau; c’est  le brassage du bain à la godille.  Nous voyons également du laminage en grande largeur qui permet  de  prendre  dans  les plaques, (car ici, il n’est pas question de faire de longues bande) des scies circulaires de 90 cm de diamètre.

Une visite au réfectoire, aux lavabos, aux douches nous enseignent que l’hygiène de l’ouvrier n’est pas négligée.

Cette usine de Bourguignon, d’un rendement  important roule  avec un personnel restreint de 70 personnes environ (9).

VI

Comme magnifique bâtiment, citons: le groupe scolaire  de quatre classes avec ses bains et ses douches édifié en 1934. Sur le roc en face,  le pont de pierre qui , sauté en 1870,vient  également en 1944  d’être abattu par les Allemands et refait en fer en cette année 1953.

Ce groupe scolaire comprend trois logements d’instituteurs et d’institutrices. La bibliothèque et  la mairie, avec une cour et deux préaux entourés de murs. Les salles d’œuvres attenants à la cure en voie de réalisation avec terrain de jeux dans le Paigre.

La salle de théâtre et gymnastique Sainte-Thérése, dans une aile de la maison Henriot, abritant la société du même nom.

Une société de chasse de 20 à 25 membres groupe les « Nemrod » de l’endroit. Elle est affiliée â la fédération de Besançon.

Pour  finir, mentionnons ,la maison de Dieu édifiée en 1836 par l’architecte Morell- Macler  de Montbéliard  avec ses magnifiques piliers internes en pierre de taille, ses trois autels, ses trois nefs et son style corinthien copié sur les basiliques et temples primitifs de Rome qui en font une des plus solides et des plus jolies du canton. Comme  nous l’avons dit précédemment, elle est sous  le vocable de Sainte-Anne et peu avant  sa mort, Monseigneur Dubourg est venu bénir et consacrer son chemin de croix en bas relief, qui, remplaça le précédent, simples chromos encadres.

La Fabrique actuel « Syndicat ecclésiastique » est toujours florissante depuis 1632.

VII

Pour  finir sur le thème du début de notre titre, disons qu’au  point de vue topographique, Bourguignon, village d’environ 650 habitants,  situé à 345 m  d’altitude à 72km de Besançon, canton  de Pont-de-Roide  à 4km  a sa fête patronale (Sainte Anne, mère de la Très Sainte Vierge Marie)  le dernier dimanche de juillet ou le premier août .Que seize maisons construites par les Services de l’Urbanisme  sont  achevées,  que de nombreux particuliers édifient  tous les jours. Qu’il se  trouve à 13km de Montbéliard, notre arrondissement qui lui-même se situe du 47°6′ au 47°35′ de latitude nord et du4°45 ‘au 4°44’ de Longitude est,  avec une élévation au-dessus de la mer comprise entre 305 et 1.081mêtres.

En tant que vieux Comtois, rappelons nos trois devises:

«Comtois rends-toi ! Nenni ma foi »

«  O Utinam »

Et « En Dieu seul est mon appui »

Ce mardi 14 décembre 1954 •

Addita et notes ayant trait au dit ouvrage.

(1) Cette industrie ne s’est perdue qu’il y a quelques  années seulement  au sein de la famille « Vinckler ».

(2) Mr Mêriot, page 59; Des inscriptions de l’ancien Comté de Montbéliard et Seigneuries limitrophes.

Bourguignon possédait une chapelle qui eut une certaine notoriété: la chapelle Sainte-Anne; ou l’on voyait une relique provenant des martyrs de la légion thébaine et donné par Claire Eugène, princesse d’Aremberg. Elle avait été fondée par Eve Bannelier,  femme de Jean Guyot de Maîche, elle fut détruite par les Croates et réédifiée par Jèan-Claude Bougenet  en 1691, ancien curé (avant de venir à Bourguignon ), deVillars-sous-Ecot ,  ou se trouvait un ermitage célèbre.  Jusqu’à la grande révolution, des pèlerinages avec procession s’y faisaient de toutes les paroisses d’alentour et on y venait même très nombreux de la Suisse.

(3) Le prélat  appartenait à une famille noble de Salins.  En cette même année, deux particuliers de Mathay  y fondèrent des messes en abandonnant deux prés à Vermondans qui produisaient  chacun une voiture de foin.

(4) D’après l’annuaire du Jura. 1860. p. 197.

(5) D’autres historiens placent ces faits à Maîche dans le Doubs (statue de la Batteuse ), ou à Metz en Lorraine.

(6) Teneur de l’affranchissement du 6 février 1498 :

« Nous, Jean Didier  Oudotte et Isabeau de Ligne ville au  diocèse de Thoul en Lorraine, Chevalier Seigneur de Tantonnelle, qui avons pour mère Feue Noble Dame Isabeau de Blamont. En témoignage  de vérité desquelles  choses nous avons  supplié et requis notre honoré et doux Seigneur Monsieur Henry de Neufchatel, Chevalier Seigneur dudit lieu de Chatel-sur-Moselle d’Epinal et dudit Blamont que comme souverain Seigneur de la Seigneurie  dudit  Blamont avons affranchi  Jean Henriot de toute dime et servitude pour lui et ses biens  pour services rendus, en ladite guerre à perpétuité.  Scellé notre sceau pendant de sept queues de parchemin scellées à la cire verte du sceau de nos armes, ce 6 février 1498.

(7) Illustré par son livre: Voyage archéologique et pittoresque dans la chaîne du Lomont  ouvrage de très  grande valeur.

(8) C’est depuis cette époque que l’on dit à  Goux: « Que l’eau du Doubs fait mal à la tête », car elles la portaient dans des vases sur leur chef. Peut-être aussi dansaient-elles pour rétablir la circulation du sang de la tête aux pieds.

(9) D’après Laprand, de Pont-de-Roide.

 

 

Agaune : St Maurice d’Agaune ; village suisse.

Bonose : Bonose était un évêque de Sardique en Mésie de la fin du IVe siècle qui niait la virginité de Marie.

Cens : Le cens est la redevance annuelle, foncière et perpétuelle qui est due par celui qui possède la propriété utile d’un fonds, appelé censive, à celui qui en possède la propriété éminente, appelée seigneurie. Le censitaire est en général roturier, mais il peut aussi être noble ou ecclésiastique. La censive peut consister en une terre, une parcelle bâtie dans une ville, un moulin ou un bac sur une rivière, un péage sur un chemin, des têtes de bétail avec un droit de pâturage, mais aussi un domaine important comme un prieuré. Celui qui reçoit le cens est toujours considéré comme noble.

Courtil : Petit jardin

Galgal : Un galgal (ou cairn) est un mégalithe de l’ère du Néolithique. Pour mieux évoquer la forme des cavernes sacrées des âges anciens, les dolmens étaient recouverts soit d’une butte de terre soit d’un monticule de pierres. Quand ils ont conservé leur monticule de pierres jusqu’à nos jours, on les appelle « galgals » ou « cairns ». Si leur butte de terre est toujours là, ce sont des « tumulus ».

Géhenne : Vallée des Fils de Hinnom, est une vallée étroite et profonde située au sud et au sud-Ouest de Jérusalem, correspondant au Wadi er-Rababi.

La vallée est associée de longue date à des cultes idolâtres, dont le plus infâme inclut la pratique d’infanticides rituels dans le feu. Convertie ensuite en dépotoir dont la pestilence émane à des lieues à la ronde, la Géhenne acquiert dans la littérature juive ultérieure, tant apocalyptique que rabbinique et chrétienne, une dimension métaphorique, devenant un lieu de terribles souffrances, puis de demeure après la mort pour les pécheurs. Elle fut également réputée pour être le lieu de réclusion des lépreux et pestiférés. Toutefois, alors qu’elle n’est qu’un lieu de passage, voire la dénomination d’un processus de purification des âmes dans la pensée juive, elle se confond, sous l’influence de la pensée grecque, avec les Enfers dans la pensée chrétienne

O utinam : O si ! (exclamation de regret.

Photin : Premier évêque de Lyon

Randan : La châtellenie de Randan est connue depuis le XII siècle et le château du XIIIe siècle a été reconstruit sous le règne de François Ier alors que la terre est érigée en duché en 1661

Sigillé : Marqué d’un sceau

Suffragant : Est suffragant, la personne qui exerce un ministère pastoral par délégation. En pratique, les suffragants sont les pasteurs en fin d’étude, en stage dans une église locale et qui n’ont pas encore reçu de mandat.

Tegulae : Tuile romaine plate.

Varasques : Les Varasques  étaient un peuple germanique, les présumés habitants antérieurs du district médiéval Provincia Variscorum, le même (en présomption) que le district du Vogtland de Saxe en Allemagne.