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EJP

EDF annonce:

Le mercredi 30 janvier 2019 sera un jour EJP.

Il restera 10 jours EJP pour la saison 2018/2019

Guerre de 14-18

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En 1917, Melle Madeleine PARENT a vingt ans. Elle a été témoin de l’installation du terrain d’aviation de Bourguignon et elle a noté sur un cahier tous ces évènements. En 1970, avec ses notes, elle a rédigé ce texte :

C’était en 1917 . L’autorité militaire avait décidé d’établir un camp d’aviation, à Bourguignon, dans la plaine dite de Champagne, qui s’étend du Paigre (ndlr: l’actuel terrain de foot ) à Mathay, entre la route nationale et le Doubs.

Le terrain fut nivelé, aplani, la terre retirée, amoncelée près du buisson des Nouvottes et devint une butte de tir. Le ruisseau « le Rut » fut canalisé.

On construisit trois abris souterrains pour les hommes de garde, et pour les munitions, c’était comme des caves où l’on descendait par quelques marches taillées dans la terre. Il y avait des hangars « Bessonneau » en toile, pour les avions.

Abrité par une haie, de l’autre côté de la voie du chemin de fer il y avait un hangar pour le repas des officiers. L’eau de la source de « la Vanguille » venant de Warembourg fut captée et amenée jusque là dans des tuyaux de bois (troncs de sapins percés).

Les officiers étaient logés chez l’habitant. Parmi eux, l’un était prêtre et disait sa messe tous les jours, à n’importe quelle heure, au retour des vols.

 

Un aviateur de Grenoble qui venait souhaiter la fête à l’un de ses amis à Bourguignon, eut son avion pris dans un remous d’air, capota et fut tué ; c’était le dimanche 25 août 1918, jour de la Saint Louis, et cela arriva très près de la maison de M Charles FEUVRIER.

En réalité ce pilote, en arrivant, s’est mis à faire des voltiges, ce qui était formellement interdit aux militaires, et son avion a décroché.

Il y eut plusieurs escadrilles différentes :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SPAD, NIEUPORT, FARMAN, BRĒGUET (avion de chasse ou de reconnaissance) qui allaient photographier le front de guerre.

D’ici on entendait le canon et on voyait les éclatements d’obus, mais il n’y eut pas de bataille.

Les avions avaient leur signe caractéristique peint sur le fuselage près de la queue, je me souviens seulement d’une escadrille qui avait un damier noir et blanc.

On croyait avoir « les Cigognes » l’escadrille de GUYNEMER, mais elle ne vint pas.

Les derniers avions partirent le dimanche 8 septembre 1918. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette photo d’un terrain militaire donne une idée de ce qu’a été le terrain de Bourguignon – Mathay.

Elle est extraite du site http://albindenis.free.fr

Si l’on en croit le très complet site http://albindenis.free.fr/Site_escadrille/escadrille042.htm, l’escadrille C42 transite sur le terrain de Bourguignon entre le 1er et le 11 Novembre 1918, date de l’armistice. A cette date, elle est équipée de SPAD XI dont la photo illustre ce récit.

D’autre part, si l’on en croit « Les Éphémérides de Bourguignon » également rédigés par l’excellent Guy Emonot, il y eut non pas un terrain d’aviation à Bourguignon, mais deux: Un terrain pour l’aviation anglaise à Mathay, et un terrain pour l’aviation française  à Bourguignon. (Voir  :http://jean.paul.buirey.free.fr/spip.php?article13 )

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